Prière du soir

Du mardi au vendredi, de 18h à 18h30

La liturgie, qu’elle soit celle du culte ou de l’office, est un travail ! Etymologiquement la liturgie est une «œuvre commune». Travail conjoint de l’Esprit et travail du croyant. La célébration en cela est la vocation le métier du croyant et non pas un loisir dominical. Par la célébration de la liturgie, le croyant se met intégralement à disposition de Dieu et des écritures, qui peuvent prendre sens et devenir «Parole» de Dieu. L’être tout entier – corps et esprit – est travaillé par l’Esprit de Dieu.

A Saint-François, le désir d’instaurer une prière ordinaire, régulière et permanente ne relève ni d’une nostalgie, ni d’un effet d’ornementation. Nostalgique, la prière pourrait l’être dans cette nef où des moines ses sont succédés au quotidien pour les offices dès le 13e siècle. Ornementale, la prière pourrait l’être dans une époque où l’esthétisme est souvent assimilé à une spiritualité diffuse.

La prière du soir à Saint-François n’est pas d’abord pour «faire joli» au centre ville, dans le brouhaha et les occupations quotidiennes. La prière, ou l’office liturgique, est d’abord une vocation, un appel; un appel à ne pas déserter le monde. Car la liturgie n’est pas une évasion, elle  s’inscrit dans le monde et pour le monde. Une interpellation : devant qui te tiens-tu debout ? Devant qui te prosternes-tu ? Enfin la prière est une source, un puits pour éviter à la foi la sécheresse et l’épuisement.

Parce que quotidienne, cette prière se veut ordinaire, permanente, répétée. La liturgie est bien loin des canons de la communication qui exigent de l’événementiel et de la nouveauté. La liturgie demande de la fidélité et de l’endurance. Attention, il ne s’agit pas d’un enfouissement. La prière du soir à Saint-François est célébrée en pleine nef, en son centre, en pleine lumière, aux yeux de tous.

Si vous vous sentez appelés à vous laisser travailler par la prière, le chant, le silence, alors joignez-vous à ce moment, quelle que soit votre confession !