samedi
15 avril 2017

APRÈS LES LUMIÈRES ET VERS LA NUIT

Johannes Brahms :
Prélude en sol mineur – orgue solo

Felix Mendelssohn :
Verleih uns Frieden – chœur et orgue

Felix Mendelssohn :
Herr, nun lässest du deinen Diener in Frieden fahren – chœur a capella

Johannes Brahms :
Geistliches Lied – chœur et orgue

Johannes Brahms :
Herzlich tut mich verlangen – orgue solo

Johannes Brahms :
3 Motets Op 110 – chœur a capella
– Ich aber bin elend
– Ach, arme Welt, du trügest mich
– Wenn wir in höchsten Nöten sein

Johann Sebastian Bach :
Wenn wir in höchsten Nöten sein – orgue solo

Max Reger :
O Tod – chœur a capella

Max Reger :
Wer weiss, wie nahe mir mein Ende – orgue solo

Hugo Diestler :
Fürwahr, er trug unsere Krankheit – chœur a capella

Felix Mendelssohn :
Fugue et Andante Op. 65 Nr. 6 – orgue solo

Hugo Diestler :
Verleih uns Frieden – chœur a capella

De Felix Mendelssohn à  Hugo Distler, en passant par Johannes Brahms et Max Reger, ce programme veut témoigner de la filiation que ces compositeurs allemands des XIXe et XXe siècles ont manifesté avec la polyphonie et la tradition des chorals, des motets et des textes de la Réforme luthérienne. Ils reprennent à leur compte et chacun a sa façon la voix qu’un Johann Sebastian Bach avait tracé en ce sens (et dont l’ultime œuvre, dictée de son lit de mort, sera jouée à l’orgue). Une grande parenté spirituelle et stylistique, par delà l’Histoire, l’évolution des langages musicaux, des codes esthétiques, unit donc ces quatre musiciens.

Héritier des Lumières par son grand-père Moses, grand philosophe de l’Aufklärung, Felix Mendelssohn joua le rôle qu’on connaît dans la redécouverte de la musique ancienne, de la musique baroque et de Bach en particulier, qui le marqua jusqu’à influencer profondément son style d’écriture, en particulier dans les pièces sacrées. C’est également dans la musique chorale sacrée de Brahms que se manifeste le plus évidemment son attachement aux maîtres anciens. Pour Max Reger, qui composa un impressionnant nombre de pièces pour le culte protestant, le commencement et la fin de la musique s’incarnait en Bach, aussi bien qu’en Brahms du reste. La foi luthérienne intense d’Hugo Distler et ses activités d’organiste le conduisirent lui aussi à composer une œuvre importante dans le domaine de la musique sacrée. Taxé de musicien «dégénéré» par les nazis, il se suicidera à 34 ans, par refus du nazisme, par douleur devant la guerre, à la veille de se voir, objecteur de conscience, enrôlé de force dans la Werhmacht. Et pourtant, sa musique spirituelle dégage une sérénité, une richesse étrange dans ses couleurs, mais toute de lumière et de douceur.

Académie vocale de Suisse romande
Renaud Bouvier, direction
Dominique Tille, chef assistant
Benjamin Righetti, orgue

Choeur
Soprano :
Montandon Anne, Chammartin Auer Christine, Dupraz Isaline, Le Mouel Marine
Alto :
Halter Anne-France, Cahen Jacky, Meylan Rossier Véronique, Griffiths Kirsty
Ténor :
Tille Dominique, Jacquard Philippe, Villard Valentin, Reusser Mathias
Basse :
Chaffanjon Alexandre, Rossel Jean-Benoît, Rallu Julien, Guerinel Olivier