Les organistes

Benjamin Righetti, organiste titulaire

« Trentenaire surdoué, inventif » (Le Temps), « l’un des organistes les plus brillants de sa génération » (Revue musicale de Suisse romande), « un interprète immensément talentueux » (Diapason), Benjamin Righetti est un musicien suisse, organiste titulaire de Saint-François et professeur à la Haute École de Musique de Lausanne. Il poursuit parallèlement à ceci une activité régulière de concerts dans le monde entier (plus de 500 à ce jour) et d’enregistrements (disques, radio-tv, web). Amoureux tant des montagnes que des lacs de son petit pays, il est aussi rédacteur et membre du Conseil d’Administration de La Tribune de l’Orgue, et tente de concilier ses nombreuses activités avec rigueur et joie.

Plus d’informations sur Benjamin Righetti : righetti.xyz

Elie Jolliet, organiste assistant

Elie Jolliet est organiste assistant de Saint-François depuis septembre 2017. Parallèlement à ses études (diplôme de concert à la Haute École de Musique de Lausanne dans la classe de Benjamin Righetti, en vue pour le printemps 2018), il est également organiste titulaire de la Thomaskirche à Liebefeld et concertiste (orgue, clavecin, direction chorale). Outre la pratique musicale, il s’intéresse à la musique d’église en général, en écrivant des articles spécialisés pour le périodique «Musik und Gottesdienst» ainsi qu’en tant que membre du directoire du Cercle international d’études hymnologiques.

Plus d’informations sur Elie Jolliet : eliejolliet.ch


Tous les organistes de Saint-François, depuis l’installation des grandes orgues en 1777:
Jean-François Vaucher (1975-2012)

Né à Berne, Jean-François Vaucher commence le piano dès l’âge de 11 ans avec François Riat ; il poursuivra le travail de cet instrument avec la pianiste suédoise Inger Wikström. C’est à l’âge de 15 ans qu’il entreprend ensuite l’étude de l’orgue : tout d’abord à Vevey, avec François Demierre, puis au Conservatoire de Genève, dans la classe de Pierre Segond. Formation classique: harmonie, fugue, contrepoint, improvisation, styles et formes. Après l’obtention de ses diplômes, il reçoit un Premier Prix de Virtuosité en 1975, année où il est nommé organiste titulaire des grandes orgues de l’église Saint François à Lausanne. Dès 1972, il enseigne durant plusieurs années à l’Académie d’orgue de Saint Dié, dans les Vosges (la plus ancienne Académie d’orgue de France). Parallèlement à son activité de concert, il entreprend des études de médecine en 1979. Enfin, de 1985 à 2012, il est professeur d’orgue au Conservatoire de Lausanne. Son répertoire s’étend de la musique ancienne à la musique du XXe siècle et a fait l’objet de divers enregistrements à la Radio comme sur disque. Depuis de nombreuses années, il siège dans différents jurys : Conservatoires suisses et européens, concours internationaux (en 2000, au concours international « Grand Prix de Chartres »). Il est le concepteur de la composition du grand orgue de Saint François qui a été superbement restauré et entièrement reconstruit en 1995.

Jean-Jacques Gramm (1974-1975)

Jean-Jacques Gramm assume les fonctions d’organiste ad intérim entre Georges Cramer et Jean-François Vaucher. Infatigable passionné d’orgue, titulaire dans sa jeunesse de l’orgue de Romainmôtier et encore actuellement de celui de Valère, c’est principalement son travail de conservateur du Musée Suisse de l’Orgue qui l’a fait connaître, chez nous et bien au-delà de nos frontières!

Georges Cramer (1947-1974)

Intelligence de la musique d’abord, et intelligence plus particulière de l’orgue définissent Georges Cramer. Il fait ses débuts d’organiste à l’Eglise anglaise puis à Saint-Jean. Ses faibles revenus d’alors l’amènent parallèlement à tenir l’orgue de cinéma du Capitole. Elève de Montillet, auprès duquel il obtient le diplôme de capacité professionnelle à Genève en 1937, et deux ans plus tard, le prix de virtuosité, ne chuchote-t-on pas qu’il est le digne dépositaire d’un enseignement de l’orgue rénové, revenu à la simplicité, débarrassé du romantisme décadent? L’intelligence de la musique se manifeste en effet par la clarté du jeu polyphonique et par un toucher qui rompt avec la tradition du legato absolu cher à l’enseignement de Dupré. On lui doit également la création et direction du cercle d’études musicales Le Prestant. Sa carrière se partage entre l’enseignement au Conservatoire, les services paroissiaux et concerts, et le poste d’expert, pour la Suisse romande, attaché à la maison Kuhn. Il est l’artisan de la restauration de nombreux instruments, toujours dans une tendance de restitution d’un certain classicisme, prélude à un mouvement qui n’a, depuis, cessé de s’épanouir.

Alexandre Denéréaz (1897-1947)

Après avoir fait ses études à Dresde, Alexandre Denéréaz est nommé en 1896, dans sa ville natale, organiste de Saint-François et professeur au Conservatoire, et dirige différentes sociétés chorales. Privat-docent à l’Université de Lausanne à partir de 1918, il publie Les Harmonies du monde (Lausanne 1918), L’évolution de l’art musical depuis ses origines jusqu’à l’époque moderne (Lausanne 1919), La musique et la vie intérieure (en collaboration avec L. Bourguès, Paris 1920), Rythmes humains et rythmes cosmiques (éd. 1931), Cours d’harmonie (Foetisch, Paris-Lausanne 1937). Il laisse également de nombreuses oeuvres vocales et instrumentales. Pendant 52 ans, il animera ce poste de la manière la plus brillante: outre les services paroissiaux, il y organise de grands concerts qui attirent l’élite musicale de l’époque: Joachim, Casals, Sarasate, Ysaye, Thibaud… Il dirige le choeur Sainte-Cécile avec lequel il produit les grands oratorios; il participe à la vie de la Société cantonale des Chanteurs vaudois. En 1899-1900, il est l’un des membres fondateurs de l’Association des Musiciens Suisses. En 1903, il signe la cantate composée pour le Centenaire de l’Indépendance vaudoise. La même année, il écrit la musique de La Dîme, sur un texte de René Morax, dont le succès est à l’origine de la création du Théâtre du Jorat. Dès 1920, Ernest Ansermet dirige régulièrement ses oeuvres symphoniques avec l’Orchestre de la Suisse Romande. De nombreux jeunes musiciens bénéficient de son enseignement brillant au Conservatoire où il enseigne l’harmonie, la composition, le choral, la fugue, l’analyse des formes et l’orgue.

Charles Blanchet (1865-1897)

Il faut attendre 1865 pour que la tribune retrouve une véritable vie musicale avec la nomination de Charles Blanchet. Nombre de musiciens de renom seront formés à son école, notamment son fils, Emile-R. qui succéda à G.-A. Koëlla à la tête du Conservatoire de Lausanne, Albert Harnisch, organiste de la Cathédrale jusqu’en 1929, ou encore Jules Nicati qui enseigna au Conservatoire de 1903 à 1929 et en fut le directeur de 1908 à 1920, succédant à Emile Blanchet. On lui doit un certain nombre de pages pour orgue, dont notamment certains orages dont il était devenu le chantre par des explications très précises pour l’orgue de Saint-François: dans cette voie, sa Fantaisie pastorale obtint les faveurs du public puisqu’il la joua au moins dix fois entre 1867 et 1888!

François Hoffmann (1861-1865)

Sans information à ce jour… si vous en détenez, merci de nous les communiquer !

Carl (Ch.-Auguste) Laué (1859-1860)

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Louis-Daniel Delessert (1859-1859)

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Emilie Gonthier (1843-1859)

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Charles-Auguste Thième (1843-1843)

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Fanny Hoffmann (1832-1843)

Dans le courant de cette même année 1832, la fille aînée de Jean-Georg Hoffmann, musicien de renom, Fanny, est appelée à tenir les claviers de notre orgue: elle a 18 ans. Egalement pianiste et harpiste de talent, elle épouse le violoncelliste virtuose Charles-Guillaume Schriwaneck, lequel jouait également avec talent du piano et de l’orgue. Il fut titulaire de la cathédrale de 1840 à 1867. A l’âge de 29 ans, Fanny abandonne les claviers de Saint-François.

Jean-Melchior Hophan (1832-1832)

Passage éclair d’un nommé Jean-Melchior Hophan en 1832…

Louis-Ami Prévost (1813 – 1832)

Louis-Ami (ou Louis-Amédée) Prévost, né à Genève en 1763, artiste musicien, séjourna à Lausanne de 1793 à 1832. Dès cette date, la maladie le poussa à s’établir à Genève. Il fut organiste à Vevey de 1800 à 1805 et à Saint-François de 1812 à 1832.

Jeanne-Louise Doy (1801-1812)

La fille de Simon Doy, Jeanne-Louise Doy, succède à son père jusqu’en 1812. Elle hérite des mêmes penchants… La municipalité dut la mettre en garde et l’inviter à s’abstenir « de toucher pour préludes et sorties du temple des airs qui ne sont pas suffisamment convenables au lieu et au tems ».

Siméon Doy (1777-1801)

Le premier titulaire, le Sieur Siméon Doy, de Ballaigues, est désigné en qualité d’organiste par le Conseil dans sa séance du 1er juillet 1777 pour le terme d’une année par essay, sous réserve qu’il voulut bien donner des leçons de musique à ceux qui en désireraient. Maître à danser avant d’être organiste, Siméon Doy conserva certains attraits pour la musique légère, dont il fit d’ailleurs usage aux claviers de son orgue. Il s’en fit blâmer par le Conseil en 1789: Nous avons trouvé que le sieur Doy ne devoit donner à l’issue des actions que des morceaux de musique d’église, et qu’il devoit s’abstenir à l’avenir de tous autres airs.